Dalila Dalléas Bouzar Franco- Algérienne, 1974
Ces portraits ont été peints d'après les célèbres photos de Marc Garanger, prises durant la guerre d'Algérie, dans des camps de regroupement . Le but de ces photos était la création de carte d'identité qui permettait à l'armée française de contrôler les mouvements de la population. Les femmes contraintes de baisser leur voile devant l'objectif ont vécu ces séances comme un viol de leur intimité. Ces photos sont un témoignage de cette guerre d'indépendance.
Si j'ai choisi de travailler d'après ces photos, c'est avant tout parce qu'elles mont émue. Parce quelles parlent des femmes de mon pays auxquelles je m'identifie. A travers mes peintures,
Jai voulu leur rendre-hommage.
Mon parti pris nest pas de dénoncer les humiliations qu'ont subit ces femmes. Mon parti pris est de sortir du rôle de victime en me réappropriant ces images. J'ai voulu montrer la beauté de ces femmes, leur rendre leur dignité et dire que malgré ce dévoilement forcé, ces femmes sont des princesses.
J'aimerais citer une phrase d'Hannah Arendt tirée du livre « responsabilité et jugement ».
« Penser et se souvenir est la manière humaine détablir des racines, de prendre sa place dans un monde où nous arrivons tous tels des étrangers. »
Expositions
Acquisition [mac] musée d'art contemporain, Marseille
Biennale de Dakar - 2016
Tatoo - 2019
Musée de Qaoshiung, Taïwan
Mémoria, récits d'une autre histoire - 2020
Frac Bordeaux