« Mon travail part du corps, de sa mémoire et de sa capacité à traverser le temps. Je cherche à transformer les images, les récits et les violences héritées sans les reproduire frontalement, afin de faire apparaître d’autres formes de présence et de dignité. La peinture, le textile et la performance me permettent de relier l’intime au collectif, l’histoire aux gestes, les mémoires africaines aux imaginaires contemporains. À travers ces formes, je tente de rendre visibles des présences longtemps marginalisées et d’ouvrir un espace commun. »
Dalila Dalléas Bouzar
Née à Oran , Algérie
Vit et travaille à Bordeaux , France
Dalila Dalléas Bouzar, née en 1974 à Oran, en Algérie, vit et travaille à Bordeaux. Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle développe une pratique qui traverse la peinture, le dessin, la performance et l’art textile. Son travail interroge la représentation des corps, des visages et des identités, en plaçant la figure humaine au centre d’une réflexion sur la mémoire, les rapports de domination, les héritages coloniaux et les récits africains.
Sa peinture, souvent frontale et intensément colorée, articule figuration, imaginaire et critique des systèmes de représentation. À travers le portrait, le textile et la performance, Dalila Dalléas Bouzar explore les liens entre mémoire personnelle, histoire collective et transmission, en réinscrivant dans le champ visible des figures et des récits longtemps marginalisés.
Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et manifestations internationales, notamment à l’Institut des Cultures d’Islam à Paris, au Nouveau Printemps à Toulouse, dans un parcours imaginé par Rossy de Palma, au Musée de l’histoire de l’immigration à Paris avec Nos jeunesses, au Louvre-Lens avec Par-delà les Mille et Une Nuits, au Centre d’art de Lormont, au Centre de la Vieille Charité à Marseille avec Tatouages. Histoires de la Méditerranée, au Musée de Pont-Aven avec Sorcières, à la Maison des arts de Bagneux avec Pour en découdre, tissons des liens, à la Fondation H à Madagascar avec Memoria, récits d’une autre histoire, ainsi qu’au Heidelberg Kunstverein en Allemagne avec Sex Reenchanted.
Elle a également présenté son travail au Palais de Tokyo à Paris avec Vaisseau Infini dans le cadre du Prix SAM pour l’art contemporain en 2023, au MO.CO. Montpellier dans Immortelle, au FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA, à la Maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, au Musée des civilisations noires à Dakar, au Kaohsiung Museum of Fine Arts à Taïwan, ainsi qu’à la Tate Modern à Londres. Elle a participé à la Biennale de Dakar, notamment en 2024 avec The Wake, sous le commissariat de Salimata Diop.
Dalila Dalléas Bouzar est lauréate du Prix SAM pour l’art contemporain en 2021, du soutien L’art est vivant à Art Paris Art Fair en 2017, du programme Goldrausch Künstlerinnenprojekt à Berlin en 2013, ainsi que de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation en 2003. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections, dont le Musée Mohammed VI, la World Bank Foundation, la Lazaar Foundation, le fonds de dotation L’art est vivant et le Museum Staro Selo.
