Dalila Dalléas Bouzar
De chair et de rouille, 2026
Au hammam, les corps échappent un instant à la dureté du monde. La vapeur brouille les contours, suspend les rôles, rend possible une autre présence à soi. Les hommes ne...
Au hammam, les corps échappent un instant à la dureté du monde. La vapeur brouille les contours, suspend les rôles, rend possible une autre présence à soi. Les hommes ne posent plus, ne résistent plus; ils s’abandonnent au soin, à la lenteur, à la chaleur commune. Près d’eux, le singe que Dalila Dalléas Bouzar peint pour la première fois dort avec une tranquillité presque souveraine. Sa présence déplace la scène vers une fraternité du vivant. Ici, le repos n’est ni faiblesse ni retrait; il devient une force discrète, une manière de tenir debout autrement, de préserver l’esprit lorsque le corps a trop longtemps porté la lutte.
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