Avec « Et tout devient couleur », la Grande Mosquée de Paris dévoile une partie méconnue du travail de Baya Mahieddine : ses natures mortes, réalisées entre 1946 et 1998.
Une exposition sobre et attentive, qui replace l’artiste algérienne dans l’histoire de la modernité tout en révélant la profondeur intérieure de son œuvre.
Dans la salle Émir Abdelkader, où la lumière filtrée souligne les boiseries sculptées, les tableaux de Baya Mahieddine semblent respirer. Accrochées dans l’un des lieux les plus emblématiques de Paris, ces natures mortes — fruits, fleurs, instruments, oiseaux — se déploient comme des présences silencieuses, prêtes à reprendre mouvement. « Chez Baya, rien n’est immobile », rappelle la commissaire de l’exposition, Yasmine Azzi-Kohlhepp. « Ses natures mortes sont, en réalité, des natures vivantes. »
Baya Mahieddine : “Et tout devient couleur”, une immersion intimiste entre couleur, spiritualité et modernité algérienne
Rédaction, Echosplus, Décembre 19, 2025
