« Mon travail naît du déplacement des images, des objets et des récits. À travers la photographie, je compose des tableaux où se croisent héritages occidental, oriental, panafricain et méditerranéen. La nature morte devient pour moi un espace vivant, traversé par l’intime, le collectif et l’histoire. J’interroge la provenance des images autant que leur destination, en cherchant à révéler ce que les objets portent en silence; des filiations, des croyances, des mémoires blessées, mais aussi des formes possibles de transmission et d’hybridité. »
Maya Inès Touam
Née à Paris, France, en 1988
Vit et travaille entre Paris et Aubervilliers, France
Maya Inès Touam est une photographe plasticienne franco-algérienne née en 1988 à Paris. Diplômée des Beaux-Arts de Paris, elle développe une pratique photographique à la croisée de l’image, de l’installation et de la composition sculpturale. Son travail interroge la provenance des images, la circulation des objets et les récits de filiation, en plaçant la mémoire diasporique au cœur d’une réflexion sur les héritages culturels, les identités déplacées et les formes de transmission.
Son œuvre procède par association, déplacement et déconstruction entre cultures occidentale, orientale, panafricaine et méditerranéenne. À travers des tableaux photographiques minutieusement construits, elle rassemble objets domestiques, textiles, mobiliers, symboles, croyances et fragments de mémoire pour composer de nouvelles narrations hybrides. La nature morte devient chez elle un espace vivant, traversé par l’intime, le collectif et l’histoire. En réactivant les codes picturaux de la composition, Maya Inès Touam interroge les liens entre patrimoine, colonialité, identité et survivance des formes.
Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et manifestations internationales, notamment au Huis Marseille à Amsterdam avec Memento en 2025, au Tasweer Photo Festival de Doha avec As I Lay Between Two Seas la même année, au Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris avec Juifs et musulmans de France : de l’Empire colonial à l’Hexagone en 2022, à l’Institut des Cultures d’Islam à Paris avec Silsila, le voyage des regards, à la Fondation Blachère, au Lagos Photo Festival au Nigeria, au MAACAL à Marrakech, à l’Institut du Monde Arabe à Paris, au 104 à Paris, à la Maison de la Photographie de Lille, à la Bibliothèque nationale François-Mitterrand, ainsi qu’aux Rencontres de la photographie d’Arles, où elle a été présentée dans le cadre du Prix Découverte Louis Roederer en 2022.
Elle a également bénéficié de plusieurs résidences de recherche et de production, notamment avec le Fonds de dotation Compagnie Fruitière à Saint-Louis au Sénégal en 2024, à l’AARC à Alger, à la Fondation Zinsou au Bénin en 2022, au Musée de la Fondation Slaoui au Maroc en 2021, à la Fondation Blachère en 2020, à Jardin Rouge / Montresso Art Foundation à Marrakech entre 2018 et 2020, à la Fondation Alliances à Casablanca, ainsi qu’à l’Institut français d’Alger.
Maya Inès Touam a été sélectionnée pour le Norval Sovereign African Art Prize en 2025 et a reçu la bourse Ekphrasis de l’ADAGP en 2024. Elle a été sélectionnée au Prix Découverte Louis Roederer en 2022, nommée au World Press Photo Joop Swart Masterclass et au Foam Paul Huf Award en 2018, et lauréate du Prix LCC de la Fondation Alliances / MAACAL ainsi que de la Bourse du Talent en 2017. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques et privées, notamment le Victoria and Albert Museum à Londres, le North Carolina Museum of Art à Raleigh et le Huis Marseille à Amsterdam.
